Proposition stratégique pour une transition globale vers les alternatives non-animales

Photo: pixabay
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Par: Stevan Harnad (Chaire de recherche du Canada en sciences cognitives [2001-2015], Département de psychologie UQAM)

I. La CCTV pour informer, mobiliser et sensibiliser le public. Recruter le public pour surveiller et appliquer les réglementations existantes en matière d’élevage par le biais du web-streaming et croud-sourcing, ainsi que pour sensibiliser le public à la réalité de ce qui est actuellement permis en élevage.

Surveillance CCTV 24/7 obligatoire et enregistrement dans tous les lieux où les animaux sont engendrés, élevés, hébergés, transportés, utilisés de quelque manière que ce soit, ou tués.

Toutes les données de vidéosurveillance sont diffusées en direct et archivées en permanence en accès ouvert sur le Web, codées selon le temps et l’emplacement, afin que le public puisse témoigner, surveiller et signaler tout abus observé contre les règles de bien-être existantes ainsi que pour pouvoir recommander que les règles soient renforcées.

(Noter que II – législation – n’est pas possible sans I – sensibilisation – d’abord. Seuls la demande et le soutien du public peuvent conduire à l’adoption de II.)

II. Légiférer une taxe graduée pour inciter à la transition vers des solutions alternatives non-animales. Mettre en œuvre, faciliter et accélérer la transition vers des alternatives non-animales.

La taxe graduée, augmentée avec le temps, sur tous les achats de viande, de poisson, de produits laitiers ou d’oeufs dans les supermarchés ou les restaurants, ou tout autre produit animal (comme la fourrure, le cuir, la laine, le bas). Tous les revenus fiscaux sont utilisés comme rabais sur l’achat d’alternatives non-animales.

Taux de taxe sur toute production et vente de viande, poisson, produits laitiers ou oeufs, ou tout autre produit animal (comme la fourrure, le cuir, la laine, le bas). Tous les revenus fiscaux peuvent être réclamés par les producteurs et les vendeurs comme remise pour la production et la vente d’alternatives non-animales.

Tous les excédents non réclamés provenant des recettes fiscales sont utilisés pour fournir des sanctuaires aux animaux qui survivent de l’industrie alimentaire et de la fourrure.