La souffrance des animaux de consommation: Une expérience sensorielle et émotionnelle multidimensionnelle

Photo: Rodrigo Abd/AP
Photo: Rodrigo Abd/AP

Par : Jean-Jacques Kona-Boun – vétérinaire

Introduction

La souffrance des animaux de consommation durant le processus de production est de nature et d’intensité variables selon les espèces, le type d’élevage et les localisations géographiques. De manière globale, la souffrance est présente, sous une forme ou sous une autre, dès la naissance et perdure jusqu’à l’abattage, en passant par toutes les étapes intermédiaires du processus de production. Les actes de cruauté malveillante, consciente et volontaire, commis par les ouvriers de l’industrie et régulièrement rapportés dans des reportages ne constituent qu’une des causes de cette souffrance. Toutes les formes de souffrances ne sont pas forcément présentes dans tous les types de production animale, toutefois aucun type de production n’en est complètement exempt, en voici une liste non exhaustive.

Souffrances physiques

La principale forme de souffrance physique, bien que pas la seule, est la douleur. Selon l’IASP (International Association for the Study of Pain) la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en termes d’une telle lésion ». La composante « émotionnelle » de la douleur a amené certains à contester l’utilisation de cette définition, initialement appliquée à l’être humain, pour les animaux, sous le prétexte qu’il n’était pas certain que les animaux pouvaient ressentir des émotions, ou du moins pas dans la même mesure que les humains. Cette composante émotionnelle, fondamentalement associée à la notion de douleur, porte certaines personnes à affirmer que les animaux ne peuvent pas ressentir la douleur. Ainsi, les termes « nociception » et « antinociception » seraient plus appropriés que « douleur » et « analgésie ». Pour cette raison, l’expert international en neurobiologie de la douleur Manfred Zimmermann a formulé une définition de la douleur plus adaptée aux animaux, utilisant des caractéristiques physiologiques et comportementales: « expérience sensorielle d’aversion causée par une blessure réelle ou potentielle suscitant des réactions de protection motrices et végétatives, résultant en un comportement d’évitement appris, et pouvant modifier les comportements spécifiques, incluant le comportement social ». Il est maintenant bien accepté que les animaux appartenant aux espèces couramment rencontrées dans l’élevage pour la consommation peuvent démontrer des comportements suggérant fortement l’existence d’émotions, que celles-ci soient identiques ou pas à celles ressenties par les êtres humains. Toutefois, même dans sa définition la plus réductrice, la douleur reste au minimum une « expérience sensorielle d’aversion ». Il n’est pas important de savoir si les animaux peuvent penser, raisonner ou avoir des émotions, la véritable question est « peuvent-ils souffrir », et la réponse est un « oui » catégorique. C’est par conséquent un devoir moral de traiter la douleur chez les animaux de consommation et, idéalement, de la prévenir.

La souffrance physique peut survenir dès la naissance ou en très jeune âge: voir plus bas la liste de quelques mutilations infligées la plupart du temps sans analgésie, notamment aux poussins et aux porcelets. Dans le cas de l’industrie des œufs, l’élimination brutale des poussins mâles, inutiles du point de vue économique, est une triste réalité: les poussins nouveau-nés sont broyés vivants ou entassés dans des sacs pour y mourir par suffocation. Qu’il s’agisse d’une usine de production intensive ou bien d’un des rares élevages « traditionnels » qui ne peuvent pas satisfaire à la demande d’une population humaine croissante, les poussins mâles sont aussi inutiles dans l’un que dans l’autre des systèmes. Par conséquent, la production d’oeufs (quelle que soit leur provenance) est associée à la mort d’une quantité innombrable de poussins mâles. Finalement, les poules elles-mêmes connaissent aussi un sort funeste lorsqu’elles sont arrivées, usées, à la fin de leur vie de production.

Dans le cas des vaches laitières, les mâles iront à l’abattoir en jeune âge, après avoir été séparés de leurs mères peu après leur naissance puis confinés durant toute leur courte et misérable vie qui n’aura pas dépassé l’enfance. Les femelles survivront quelques années (bien inférieures en nombre à celui des années qu’elles seraient sensées vivre normalement) afin d’être inséminées à répétition, de vivre gestations/mises bas après gestations/mises bas et de produire d’énormes quantités de lait par leurs glandes mammaires démesurées. Elles finiront à l’abattoir, comme leurs petits frères quelques années avant elles ainsi que leurs fils, lorsqu’elles ne produiront plus suffisamment, à l’instar des poules pondeuses. Finalement, contrairement à la croyance répandue, les oeufs et le lait sont associés à la souffrance et à la mort des animaux qui les produisent, tout comme la viande mais avec en plus toute une vie de production.

Diverses mutilations, pas toujours effectuées sous anesthésie au moins locale, sont aussi le lot de nombreux animaux de consommation, causant de la douleur aiguë parfois intense et pouvant entraîner le développement de douleur chronique: bec, dents, testicules, queue, cornes, marquage au fer rouge, etc. Certaines de ces mutilations sont pratiquées sous prétexte qu’elles permettent de protéger les animaux contre eux-mêmes et que sans celles-ci les animaux souffrent davantage des blessures qu’ils s’infligent entre eux. En réalité, c’est bien plus contre les effets pervers des systèmes de production que l’on protège ces animaux par ces mutilation, des systèmes de production qui sont situés aux antipodes des conditions de vie naturelles des animaux, avec pour conséquence l’adoption de comportements inappropriés, notamment d’agression.

La sélection génétique est utilisée dans le but d’obtenir de plus grandes masses musculaires, toujours plus de gain de masse corporelle toujours plus rapidement. Ces manipulations génétiques peuvent résulter en des aberrations, des anomalies de conformation anatomique à l’origine de pathologies souvent douloureuses: problèmes arthrosquelettiques tels que déformations osseuses, fractures pathologiques et arthrose. Dans le cas des dindes par exemple, l’énorme masse musculaire et la croissance rapide résultant de la sélection génétique causent des problèmes squelettiques graves pouvant résulter en des fractures pathologiques, les oiseaux souffrent de déformations osseuses et ne sont parfois plus capables de supporter leur poids excessif ni de se déplacer. Ce n’est pas uniquement le cas des dindes mais aussi des poulets de chair, par exemple, chez lesquels la croissance exagérément rapide et la masse musculaire excessive peuvent causer des pathologies telles que la dyschondroplasie tibiale, des anomalies vertébrales (la spondylolisthèse, possiblement associée à des problèmes neurologiques comme la parésie/paralysie), des déformations angulaires au niveau des pattes (valgus/varus). Ces aberrations génétiques causent des pathologies à d’autres endroits que le système arthrosquelettique, notamment la cardiomyopathie hypertrophique (également chez la dinde, due à la croissance trop rapide, au métabolisme élevé et au stress excessif) responsable de mort subite. Des problèmes obstétricaux résultant de disproportions foetopelviennes se retrouvent chez certaines races de vaches de boucherie exagérément et artificiellement musclées, qui ne peuvent pas mettre bas naturellement et doivent toujours se faire ouvrir l’abdomen chirurgicalement (césarienne) pour délivrer leurs petits trop gros pour leur canal pelvien. Et la liste continue.

Les périodes de transports (qui sont souvent les seuls moments où les animaux goûtent au plein air pour une infime portion de leur misérable vie) peuvent se faire dans des conditions extrêmes, parfois pendant des durées prolongées et sur de longues distances, malgré des normes de bien-être (variables selon les pays) qui ne peuvent pas toujours être respectées, par manque d’inspecteurs. Ces périodes possiblement très stressantes peuvent être associées à de la souffrance physique, incluant la douleur: manipulations inadéquates (par malveillance ou par absence de formation adéquate des manipulateurs) pouvant causer des blessures (en particulier des fractures chez les oiseaux), entassement des animaux, températures extrêmes pouvant causer le décès (par chaleur ou par congélation), privation d’eau et de nourriture, fatigue. Il n’est pas exceptionnel que l’examen des animaux vivants à l’arrivée à destination ou sur les carcasses révèle des lésions cutanées, musculaires et osseuses telles que des contusions, hématomes, abrasions, lacérations, fractures, etc. Un nombre non négligeable d’animaux est parfois retrouvé mort à l’arrivée, alors que la tolérance pour ce genre d’accident devrait être nulle. Il est inacceptable de considérer « un certain pourcentage de perte » comme normal.

L’abattage (qui concerne les animaux produits spécifiquement pour la viande mais également ceux produits pour leurs oeufs ou leur lait, qui finissent également par se retrouver aux abattoirs à la fin de leur vie de production) n’est qu’une étape parmi toutes les autres durant laquelle les animaux peuvent souffrir grandement. Cette étape constitue la fin du parcours, quel que soit le système dans lequel les animaux ont été élevés, traditionnel ou intensif. Indépendamment de la méthode d’abattage (rituelle ou pas), il est impossible de garantir l’absence de souffrance physique lors du processus. L’abattage ne ressemble en rien à une euthanasie au sens strict du terme: « eu » + « thanatos » = « bonne mort », se traduisant par un décès rapide et en douceur, associé à l’absence de stress psychologique et de douleur (ou à la plus petite quantité possible, une nuance qui constitue le danger d’ouvrir la porte aux interprétations variées et pas toujours dans l’intérêt des animaux). Il est fort probable que ces deux types de souffrances soient présents chez un nombre significatif d’animaux au moment de l’abattage, que ce soit à cause du système de circulation dans les installations (ex. poulets suspendus conscients par les pattes sur des crochets glissant le long d’un rail et défilant avec la tête en bas jusqu’au poste de décapitation) ou à cause de la technique de mise à mort elle-même (qui ne garantit pas le décès au premier coup, des animaux (ex. oiseaux, porcs) ayant déjà été vus se débattant dans le bassin d’eau bouillante faisant suite au supposé décès). C’est le résultat de l’automatisation de la mise à mort à grande vitesse. A la vitesse des chaînes d’abattage, il est impossible d’individualiser les mises à mort. Et pourtant, lorsqu’on met fin à la vie d’un animal compagnon, la mise à mort est (en général) encadrée et la cessation des fonctions vitales est vérifiée avant de laisser le corps. C’est la même chose pour les prisonniers condamnés à la peine capitale. Il serait légitime de se demander pourquoi les choses sont si différentes lorsqu’il s’agit des animaux de consommation. Il serait légitime de se demander pourquoi ces animaux n’ont pas le droit à une fin décente, en supposant que cette triste fin, quelle que soit sa qualité, soit moralement justifiable. Il est possible que ce soit en partie dû au désir incontrôlable des consommateurs pour leur cuisse de poulet ou leur tranche de bacon et parce qu’ils consomment beaucoup, tout en étant de plus en plus nombreux. Une mise à mort non encadrée sans vérification de la cessation des fonctions vitales est une aberration, compte tenu des étapes qui suivent. Toutefois, cela ne serait pas viable d’un point de vue économique, cela diminuerait grandement la productivité, cela augmenterait le coût de la viande, tout en faisant diminuer la quantité produite. Cela ne ferait pas l’affaire de nombreux consommateurs qui préfèrent fermer les yeux et rejeter la responsabilité du bien-être animal sur l’industrie, tout en oubliant que si l’industrie produit c’est parce qu’ils sont là pour consommer. Il est impossible de faire fonctionner cette industrie sans qu’aucune souffrance physique et/ou psychologique ne soit imposée à la multitude d’animaux sacrifiés chaque jour, pas uniquement au moment de l’abattage!

Souffrances psychologiques

La souffrance des animaux de production est une expérience sensorielle et émotionnelle multidimensionnelle. Celle-ci est loin de se limiter à la dimension physique, notamment la douleur, et une erreur répandue consiste à sous-estimer l’impact de la souffrance psychologique. Cette forme de souffrance, lorsqu’elle atteint un seuil que les animaux ne peuvent plus supporter, entraîne l’expression de comportements inappropriés (ex. comportements stéréotypiques, de substitution, d’agression), qui sont des signes non équivoques d’une grave atteinte à leur bien-être.

Les principaux états de souffrance psychologique ayant été étudiés chez les animaux sont l’inconfort, la peur, la privation, la frustration (causée, par exemple, par l’incapacité d’exprimer des comportements naturels dans un environnement artificiel) et les situations conflictuelles. On considère que certaines espèces sont également capables d’éprouver d’autres états de souffrance psychologique tels que la solitude, la tristesse et l’ennui. La composante psychologique de la souffrance est souvent sous-estimée, voire ignorée, à cause de l’incapacité répandue de reconnaître les signes comportementaux auxquels elle est associée, qui varient en fonction des espèces animales, ainsi qu’à cause de la perception erronée, elle aussi répandue, que les animaux ne sont pas des êtres sensibles dotés d’émotions et de la capacité de ressentir du plaisir et de la souffrance, aussi bien physique que psychologique. Cette souffrance psychologique peut être associée à l’anxiété, la peur, l’ennui, la frustration, entre autres, et peut entraîner l’apparition de comportements anormaux, possiblement à l’origine de blessures, auto-infligées ou causées aux congénères. De plus, le stress psychologique peut causer des érosions/ulcérations gastriques chez certaines espèces ou encore de l’immunodépression rendant les animaux plus susceptibles aux micro-organismes pathogènes très concentrés dans les conditions d’entassement de l’industrie, ce qui justifie en partie l’utilisation massive de médicaments antimicrobiens. Par ces conséquences et par d’autres, la souffrance psychologique et la souffrance physique sont liées. Dans le but de pallier les conséquences de ces conditions de vie stressantes, plusieurs mutilations sont souvent réalisées, la plupart du temps sans analgésie. Toutefois, ces mutilations n’attaquent pas le problème de blessures à sa source, en corrigeant la cause de la souffrance psychologique responsable des aberrations comportementales. Elles ne font que limiter les conséquences de la manifestation externe du stress psychologique vécu par les animaux.

La souffrance psychologique peut prendre plusieurs formes mais celle qui est probablement la moins soupçonnée réside dans l’angoisse endurée chez certaines espèces par les mères (et leurs petits) qui, gestations forcées après gestations forcées, vivent le stress répété des séparations de force d’avec leur progéniture, peu après la naissance. La séparation des mères de leurs petits peut causer un stress psychologique intense aussi bien chez les unes que chez les autres. Il ne faut pas faire l’erreur de croire que seuls les êtres humains peuvent faire preuve d’instinct maternel et souffrir de la séparation. Ce comportement basique et instinctif est apparu au cours de l’Evolution bien avant l’arrivée de l’Homo sapiens.

Une source importante de souffrance psychologique est le confinement extrême des animaux, qui sont traités comme de simples unités de production, leur empêchant d’exprimer leurs comportements naturels, certains étant de puissants motivateurs. Le confinement peut aussi être responsable de souffrance physique, par exemple en raison de l’incapacité de prendre des positions confortables ou encore à cause des pressions mécaniques inappropriées et prolongées sur certaines zones sensibles du corps. Parmi les systèmes de confinement figurent les batteries de cage pour les poules pondeuses, les cages de gestation pour les truies, les cages grillagées trop petites pour de nombreux renards et visons de fourrure. Tout ceci est associé à l’absence d’exercice et de plein air pour la plupart des animaux, ce qui accentue l’effet néfaste du système de confinement sur le bien-être des animaux. Bien que la pression sociale (plus qu’un réel souci du bien-être animal) force de plus en plus de compagnies à limiter l’intensité et la durée de certains types de confinement, cet aspect délétère de l’élevage industriel demeure tout de même une réalité dans de nombreux endroits. Les élevages « en plein air » représentent une infime minorité des fournisseurs de produits alimentaires et ils ne peuvent certainement pas satisfaire la demande d’une population humaine sans cesse croissante, pas plus qu’ils ne peuvent garantir l’absence de toutes les souffrances décrites dans cette liste non exhaustive. Le stress psychologique généré par le confinement, l’ennui et la frustration, peut être à l’origine de comportements aberrants, compulsifs, stéréotypiques, parfois à l’origine de blessures physiques.

La souffrance psychologique est souvent le résultat du transport. Le transport a été clairement associé à des réponses de stress, variables selon les espèces et les conditions environnementales, tel qu’indiqué par divers paramètres comportementaux et hématologiques/biochimiques, ainsi que par l’état des carcasses à l’abattoir. Parmi les sources de stress psychologique figurent les phases de manipulations diverses, de chargement et de déchargement dans les véhicules (les deux étapes les plus stressantes du transport, en particulier par le contact avec l’être humain, l’exercice physique imposé ainsi que par le caractère nouveau et inconnu de l’environnement), le mélange des individus ne se connaissant pas et pouvant générer de l’agression, et le voyage proprement dit, avec toutes les perturbations physiques associées aux déplacements des véhicules (style de conduite, vibrations, bruits, qualité de la route, accélérations, décélérations, freinages, virages, etc). Finalement, les privations parfois prolongées d’eau et de nourriture constituent également une source de stress psychologique important, en particulier pour les animaux habitués à une routine d’alimentation.

La souffrance psychologique est présente jusqu’à l’abattoir et est exprimée par le comportement, la vocalisation et éventuellement la libération de substances de stress perçues par les autres animaux. Il est clair que les animaux qui résistent à entrer dans les couloirs de la mort ou qui se débattent, lorsque suspendus conscients par les pattes la tête en bas sur un rail les conduisant à la station létale, ne peuvent ressentir du bien-être.

Photo: Villager Jim
Photo: Villager Jim

Conclusion

La souffrance des animaux de consommation est une expérience non seulement sensorielle mais aussi émotionnelle, de nature multidimensionnelle et omniprésente, avec des variations selon les systèmes de productions et les localisations géographiques. Les comportements malveillants d’employés décrits dans de nombreuses vidéos clandestines ne correspondent peut-être pas à la norme, c’est difficile à dire avec certitude, toutefois ils sont rapportés avec une fréquence inquiétante. Néanmoins, à côté de ces actions punissables par la loi (une loi insuffisamment sévère et insuffisamment mise en application), qu’elles soient isolées ou pas, de nombreuses souffrances physiques et psychologiques endurées par les animaux de consommation ne sont pas le résultat d’agissements malveillants mais bel et bien des pratiques standards et (de moins en moins) acceptées de l’industrie. En dépit des mesures louables et réelles mises en oeuvre afin de limiter ces souffrances, il est illusoire de croire qu’un jour toutes ces souffrances (issues de la malveillance aussi bien que des normes industrielles) seront abolies. Finalement, il est de plus en plus accepté que certains vertébrés, notamment les mammifères et les oiseaux, sont capables d’éprouver du plaisir, ce qui amène à penser que le bien-être des animaux de consommation ne devrait pas se limiter à minimiser leurs souffrances.

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